L’aumônerie protestante et évangélique des établissements fermés

L’aumônerie protestante et évangélique en Belgique regroupe toutes les églises qui sont issues directement ou indirectement de la Réforme du 16° siècle.  Estimant que l’église catholique romaine avait abandonné les principes fondateurs de la foi chrétienne, les réformateurs ont voulu effectuer un retour aux sources, c’est-à-dire à l’enseignement de Jésus tel qu’il est trouvé entre les pages du Nouveau Testament.  C’est pourquoi les protestants en général ont une grande estime pour les saintes écritures de la Bible, seul guide en matière de foi.  Ainsi, le protestant croit au salut par la seule grâce de Dieu, plutôt que par les mérites de sa vie personnelle, ce qui est un message particulièrement intéressant pour ceux dont la vie a déjà été marquée par la justice.

N’ayant pas de hiérarchie, l’aumônerie protestante est gérée par une commission de bénévoles déléguée par l’organe représentatif des protestants belges :  le conseil administratif du culte protestant et évangélique (CACPE), dont le siège se trouve à Bruxelles.  Cette commission est composée de quatre membres du courant pluraliste et quatre du courant plutôt confessionnel du paysage que comprend le protestantisme belge.  Par la Loi de Principes de 2005, l’aumônerie protestante et évangélique dispose de 6 positions ETP, qui sont divisées en 30 jours de travail et ensuite attribués aux aumôniers pour desservir la trentaine de prisons du pays.  Aucun de nos aumôniers ne travaille donc à temps plein ;  la plupart est engagé pour seulement un jour par semaine.  Comme pour toutes les aumôneries, notre service compte sur la collaboration d’un grand nombre de bénévoles.   Les aumôniers salariés doivent notamment avoir une maîtrise en théologie ou cinq années d’expérience de pastorat, être bilingues et être recommandés par leur dénomination chrétienne pour ce travail particulier ;  les exigences pour les bénévoles sont moins contraignantes.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’aumônier protestant n’est pas nécessairement appelé à résoudre les problèmes ou améliorer les conditions de vie des détenus qu’il sert.  Premièrement, l’aumônier est appelé à accompagner le détenu dans sa souffrance.  La simple présence d’une personne bienveillante et respectueuse communique de la compassion et de l’amour face à l’épreuve.  Ainsi, il n’est ni psychologue, ni assistant social, mais complète le travail de ces autres services, chacun jouant un rôle différent.  Formé à l’écoute, il peut tout entendre sans proférer de jugement mais en acceptant le détenu tel qu’il est, à l’image de comment il a été lui-même accepté par Dieu en Jésus-Christ.  Si le détenu voulait apprendre davantage sur la foi chrétienne, l’aumônier est évidemment habilité à y répondre.

Pour le détenu qui est déjà chrétien, l’aumônier joue le rôle typique de tout pasteur de paroisse à l’extérieur, tout en étant limité à l’enceinte de la prison.  Aux visites individuelles en cellule, s’ajoute le culte hebdomadaire, ainsi que l’organisation d’un concert ou d’un visiteur de marque, surtout lors des fêtes chrétiennes.  Les détenus isolés sont prioritaires.  Là où une relation de confiance se développe, l’aumônier peut assurer au condamné le réel pardon de Dieu en retour de son repentir sincère.  Des baptêmes, des bénédictions de mariage, des funérailles, en principe tout est possible.  Dans les grandes lignes, le rôle de l’aumônier protestant et évangélique est donc d’être témoin de Dieu en milieu carcéral, démontrant sa présence même quand tout va mal et en y apportant l’espérance de l’Evangile.

Feb 2018:
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